Fléac (16), concours de peinture et de sculpture

Publié le par Malivoyage

Ce week-end aussi(6 et 7 juin) , j'ai prévu d'aller peindre!
Je suis juste hébergée pour les deux jours chez une amie organisatrice, Francette Pellet. Nous nous sommes rencontrées sur un stage d'aquarelle, à La Rochelle en 2008 et en avons refait un l'été de la même année à Maison Blanche, à Pluviers-Piégut(24).
Fléac est un concours de sculpture au départ, la peinture s'est ajoutée, c'est le 19ème concours double. Et il est très double : le concours A a lieu sur deux semaines, (pour les peintres), et le concours B sur le week-end. C'est le même thème pour les deux concours peinture, cette année "ombre et lumière" en peinture, "le mouvement" en sculpture. Et bien sûr le village de Fléac doit être à l'honneur. Les repas sont en plus, au chaud, simples et copieux (ces sculpteurs, il faut les nourrir!). Le concours se double d'une exposition locale et d'un vide-atelier très bien organisé.

Le matériel est le même que pour st Rémy en Deux-Sèvres, pas besoin de refaire les bagages. Vu le temps annoncé, j'ai ajouté ma veste en jean, un jean, un pull et des tennis. Ce ne sera pas de trop.

Arrivée le vendredi soir chez Francette, je retrouve aussi une autre de ses amies peintre, nous essayons de nous coucher tôt, mais ça fait longtemps que nous ne nous sommes vues, nous avons plein de choses à se raconter.

Le samedi matin, le temps est menaçant et carrément annoncé très mauvais vers 15h. C'est sympa, le café accompagne l'inscription, le bruit des massettes sur les burins nous suit dans les rues charentaises.
Je m'installe dans les jardins de la mairie, lieu stratégique, pas trop loin de l'organisation, des amis et des peintres. Vu les averses, ce n'est pas la foule pour se pencher par dessus mon épaule. Les gens ont l'habitude, ils sont discrets.
Je commence par une vasque semi-enterrée sur le plan incliné de la pelouse. Bof, pas terrible, mon aquarelle, il manque aussi le soleil pour coller au thème. Je plie bagage au moins deux fois à cause des averses, je suis démotivée, je passe à autre chose.

Je commence un escalier qui croule sous la glycine ; un rayon de soleil, j'essaie de vite noter les ombres et les lumiè-res, plus tard, il pleut encore, et mon aquarelle est vraiment mouillée (de peinture), le rangement précipité dans le sac provoque des rayures dignes d'un jour de pluie (dommage que ce ne soit pas le thème!).   Découragée, je rentre me mettre au chaud ; ma collègue est à l'abri dans une grotte artificielle du jardin, mais elle n'y voit guère. On déjeune à la salle des fêtes et je me remets au travail. Je vais peindre le château de Fléac, le parapluie s'envole, je suis fatiguée. Vers 17h, je rends mes travaux qui resteront là jusqu'à demain . Vraiment, je suis épuisée!

La soirée se passe autour de "grillades", vu le temps, à la poêle... et comme mon prince charmant m'a rejointe, tout va bien.





Le dimanche, je décide d'attaquer en contre-plongée la tonnelle  qui me plaît bien, mais que vois-je? un rayon de soleil, vite!   Ce sera le seul de la journée. Quelques gouttes saupoudrent ma feuille, je regarde le ciel  : c'est un petit nuage ; je m'y remets. Un coureur à pied se fait entendre de loin, les gens qui votent flânent à la recherche des peintres. D'autres gouttes frappent les feuilles des arbres  ; cette fois-ci, un énorme nuage bien foncé, bien lourd se profile : je remballe. Je rentre dans la salle d'exposition où je trouve un petit coin pour finir tant bien que mal. Après le déjeuner, je me balade entre les sculpteurs, je m'arrête discuter, je termine de mémoire mes aquarelles au chaud.  A 15h, on rend la copie.
Et c'est long d'attendre 17h pour la proclamation des résultats! Le niveau est relevé, je sais bien que je n'aurai pas de prix, mais j'ai rencontré une peintre sur porcelaine, de ... devinez... Limoges, qui concourt avec un triptyque, Sandrine Audevard ; elle gagne un prix, je suis contente pour elle, c'est encourageant.
Les sculptures sont magnifiques aussi, mais il faut que je rentre, je récupère mon aquarelle, mes tableaux au vide-atelier : je n'ai pas vendu semble-t-il parce qu'ils ne sont pas signés. Ils sont un peu vieux jeu, quand-même, ces gens!
Le plus sympa, ce sont les rencontres. Et vraiment les sculpteurs semblent moins envieux que les peintres, il y a plus de solidarité, il m'a semblé. Et ils ont une ambiance plus conviviale, moins studieuse, ça chante, ça apostrophe le chaland ou les collègues, ça met le soleil où il manquait.
Je n'ai pas prévu  de retourner peindre ee concours bientôt ; en extérieur peut-être, j'ai pris des contacts pour aller peindre,  à plusieurs, Bordeaux depuis ses quais...de nuit. 
A   bon entendeur, salut!
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