Fléac 2010

Publié le par Malivoyage

Samedi 28 mai, je prends mon petit matériel sous le bras, et à 8 heure (hum), je fais tamponner mes supports par Francette pour tout le week-end. Pour moi, ce sera 4 quarts d'une feuille de fabriano 300g grain fin.

 château fléac 2010

 

En marchant, je réfléchis au thème du concours "week-end" de cette année "de la réalité au rêve"(je le savais à l'inscription, mais je n'ai pas pris le temps d'y réfléchir avant).

Je me dirige vers le château et je l'imagine avec une ou deux petites fées qui jouent à cache cache entre les arbres.

La grotte artificielle me paraît un lieu mystérieux à souhait.

Une des jarres avec des papyrus pourrait reflèter un rêve. En passant devant une cour grande ouverte, je tombe en arrêt devant un alambic (on est au pays du Cognac!). Je demande l'autorisation de le dessiner et on m'ouvre la salle de l'alambic, celui qui chauffe, pas celui en exposition...

Le tap tap des sculpteurs m'accompagne lors de mes déplacements, la poussière de pierre aussi.

Après ce petit tour d'horizon, je fais deux trois croquis de composition pour noter mes idées et je prends mon matériel :! siège, planche, valisette et en route. Je croque tout ça.

La grotte m'inspire, je la peins assez vite sous forme d'aquarelle directe ou presque et la pluie se rappelle à mon bon souvenir, comme l'année dernière! je m'y abrite, avec une gentille anglaise au français très hésitant.

L'heure du déjeuner arrive et le plat chaud n'est pas de trop. Il y a peu de peintres (ils sont du coin et sont rentrés chez eux manger ou ne mangent pas?) mais les sculpteurs sont au rendez-vous : le travail est physique, ils sont exposés aux intempéries davantage que nous. Très bonne ambiance.

Je retourne à mes pinceaux et je vais peindre l'alambic. Les reflets du cuivre m'enivrent!

Je flâne dans l'expo des peintres et ateliers locaux et sculpteurs participants.expo fléac

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je cherche ensuite et  trouve un abri au fond du vide-atelier (tableaux à vendre entre 10 et 80 euros) : le château, une partie de la verdure, la jarre, prennent forme.  La journée se termine, il est 18h, il faut rendre les copies qui dorment au château pour la nuit.

 sculpteurs fléac 2010 sculpteurs 2010

Dimanche matin, je ne me suis pas levée bien tôt. Je vais aller terminer sur place mes peintures (mais il pleut comme vache qui pisse!) ou plutôt compléter mes croquis, car bien entendu les photos sont interdites!  Et franchement, quand on est sur site, ça ne sert à rien! Mais on voit des impressions-maison de photos qui n'ont rien à voir avec le temps maussade d'aujourd'hui qui ne se cachent même pas et je constate que certaines reproduisent les erreurs de leur appareil photo (perspective et grand plan vide à l'avant! Quel intérêt si ça empêche en plus de réfléchir...)

Je comptais aller terminer mon alambic sur place, à l'abri, mais un groupe de visiteurs arrive exactement en même temps que moi : dommage! la salle est bien trop petite, je fais demi-tour. Je vais me réfugier toujours au fond du vide-atelie tenu par Didier.

Je termine la grotte en accentuant les ombres, en précisant les détails. J'abandonne la jarre (trop grosse erreur de perspective).

 

Le déjeuner chaud est délicieux (saumon divin!) et j'y retourne pour les dernières touches : remise de la copie de concours à 15h. Le plus dur est de choisir parmi les trois. Je choisis avec l'aide de Marie-Ange l'alambic qui rêve. (d'autres auront peint le château et effectivement, beaucoup ont mis, comme moi,  des fées dans leur château ou leur tableau).bagad fléac2010

 

Les deux heures avant la délibération du jury sont bien longues : la fatigue se fait sentir, les sculpteurs sont fébriles (ils ont une heure de plus pour terminer) et franchement, le temps n'incite guère à la découverte, sauf que comme hier, il s'arrête de pleuvoir au moment où on arrête de peindre! heureusement le bagad de Charente (sic!) vient donner un peu d'entrain aux sculpteurs et visiteurs.

 

 La remise des prix est sympa : pas trop de hors-sujet primés : on voit que ce sont des professionnels qui jugent.

Pour ma part, c'est la surprise, j'ai le dernier prix toutes techniques (6ème sur quatorze, la gloire n'est pas bien grande) ; la charmante dame anglaise en a un aussi, je suis contente pour elle. Une petite bouteille d'un vin blanc doux nantais attendra  au frais dans mon frigo d'accompagner un fois gras cet été.

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