les verts et les arbres, les arbres et les verts

Publié le par Malivoyage

la vraie difficulté du paysage urbain : ce sont les arbres!

C'est paradoxal, mais c'est tellement vrai! Paris s'y prête plus qu'on ne pourrait penser.

La difficulté vient de la représentation des arbres eux-mêmes et des verts.

 

Peindre, dessiner un arbre est difficile. Etrangement, peindre un bosquet, une forêt est moins difficile. Donc il faudrait commencer par des paysages où les arbres sont groupés et éviter/éliminer les arbres isolés. Mais ce sont souvent eux qui nous séduisent! Dessiner souvent des arbres isolés, pour soi, devrait faciliter le passage à la peinture ensuite. On peut passer toute une année à faire des portraits d'arbres : au crayon, à l'encre, au feutre, à la plume, à l'aquarelle, au pastel, à la gouache... pour un seul arbre! Vous devriez tout mettre côté à côte pour comparer. Commencez par l'hiver : la strucure de l'arbre tient à sa branchure. Vous appliquerez le feuillage quand vous maîtriserez la ramure.  

 

pour les verts, il y a deux écoles :

   - nuancer des verts en tubes à l'aide d'une série de primaires

   - créer ses verts ; dans ce cas, ne pas forcément mélanger les couleurs sur la palette, elles se mélangeront par le véhicule de l'eau sur le papier.

 

En extérieur, je me facilite la vie avec la première méthode. Pour cela, j'utilise deux verts : le vert de vessie permanent de W&N (chaud et transparent) et un vert de Hooker de Schmincke, plus froid et opaque.

je les nuance avec

les jaunes suivants :

    jaune de cadmium

    terre d'ombre

    ocre jaune

les rouges suivants :

    sienne brûlée

    rouge de cadmium

    alizarine cramoisie

les bleus suivants :

    bleu de coblat

    bleu outremer

parfois un violet pour obtenir un gris très foncé.

 

 

 

vert de vessie&C

palette de verts autour du vert de vessie permanent W&N

vert de hooker&C°

palette de verts autour du vert de Hooker de Schmincke

Quand on peint le feuillage, il faut se souvenir que la forme de base est une sphère (et/ou un cône) et que la lumière se distribue de la même manière : donc, si vous savez peindre une pomme, vous devriez arriver à peindre un arbre... hum! On peut considérer  que les différentes touffes de feuilles sont des sphères multiples. Le plus dur ensuite est de varier autant les verts que Dame Nature!

Déterminer la température du vert que vous voulez globalement, puis dans chaque partie de l'arbre, vous aidera à choisir vos nuances.

Si vous ne savez pas quelle couleur lui adjoindre, essayez les terres : elles risquent d'opacifier le vert, donc prudence, mais le mélange sera toujours naturel.

Pour foncer, vous avez le choix : une complémentaire (un rouge, donc) ou un bleu, voire un brun, voire les trois pour obtenir un gris foncé (tout à fait convenable pour un tronc).

Faites fuser le tronc ou la base du buisson vers le sol, cela "l'ancrera" au sol.

Commencez par vous amuser à créer vos propres nuanciers de verts comme moi ; côte à côte, peignez le même arbre avec un mélange de trois couleurs maxi à chaque fois. Voyez quelle association correspond le mieux à la personnalité de cet arbre.

Un détail de poids : la légereté. Laissez des blancs, des espaces vides, laissez le passage de l'oiseau, comme dans uin bouquet, on laisse la place du papillon

Recommencez avec un autre arbre, ou avec une autre saison!

Je vous disais bien qu'il y a  bien une année de travail, si on veut!

Publié dans Astuces de peintres

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