Nettoyer sa palette de peinture acrylique (ou non!) : écologique? un peu ; économique? parfois!

Publié le par Malivoyage

Une nouvelle rubrique naît à l'occasion de ce billet : celle des astuces de peintres.
Si vous voulez me communiquer les vôtres, je n'hésiterai pas à faire paraître un billet à ce sujet.

Nettoyer une palette d'acrylique... ou pas :
L'acrylique a les défauts de ses qualités : sèche, elle est indélébile et imperméable...
Donc, si elle sèche sur votre palette, le seul moyen pour nettoyer la palette, c'est de gratter avec un couteau. Pas très gratifiant, ni très rapide et même pas toujours satisfaisant. Et parfois ça grince aux oreilles délicates!

Un carreau de faience ou de grès bien blanc fait une palette durable, et même inépuisable ; une assiette de porcelaine de même (pensez à faire les brocantes au lieu de payer cela un prix fou).
La solution : nettoyer au chiffon puis l'eau sa palette à la fin de chaque séance, mais on perd de la peinture, ce n'est pas très écologique (déchets, pollution et gaspillage d'eau). Et ça marche à condition que la peinture ne soit pas complètement sèche.

Cela fait cependant de magnifiques mélanges qui mériteraient parfois d'en faire un monotype avant de retrouver l'éclatante candeur de la virginité.

Ne pas nettoyer sa palette, une hérésie? non, une solution
La première : la palette jetable
Bien sûr, il y a les produits des marchands de couleurs : un bloc de feuilles imperméabilisées qu'on effeuille, mais on a chez soi moins cher et plus écologique puisqu'on réutilise ce qui devrait partir à la déchetterie!

Faites le tour de ce qui devrait prendre le chemin de votre poubelle :
Vive les palettes gratuites!
*barquettes en polystyrène
*contenants en plastique transparent (ayant contenu, par exemple, des piles pour les petites quantités ; barquette ayant emballé des fruits, des légumes ou des oeufs : pratiques, ces petits compartiments!)

Les critères : ce ne doit pas être gras, ça devrait être blanc ou transparent.
A la fin de la séance* ou du tableau, direction poubelle ; ce n'était qu'un détour, mais en n'achetant pas un produit jetable, vous faites faire des économies à la planète.
*A la fin de la séance, la peinture va sécher, mais rien ne vous empêche d'en remettre de la fraîche la prochaine fois, et vous avez vos nuances sous les yeux, et même la composition de cette admirable teinte chair...
Certains ont copié la palette pelable, en recouvrant de plusieurs couches de papier aluminium** ou de film plastique la palette de leur choix.
**le grincement du papier aluminium sous les tapotements du pinceau est très désagréable pour les autres membres de l'atelier présents ce jour-là! Si vous ne voulez pas finir dans le goudron et les plumes, optez pour le film étirable...

La deuxième : la palette non jetable, mais pas durable!
Une boîte aux trésors pour renfermer vos couleurs... Presque!
Prenez une boîte HERMETIQUE en plastique ; pas de la célèbre marque, au prix où ils nous les vendent, car son destin est de finir à la poubelle un jour! Enfin, si vous jetez l'argent à la poubelle, grand bien vous fasse... Celle du traiteur fait très bien l'affaire. Il faut pourtant que sa taille vous convienne, sans doute pas trop profonde, mais surtout, avec un COUVERCLE.
Voilà votre palette pour démarrer votre nouveau tableau. (Pour le jus, trop liquide, qui se répandrait partout et salirait tout, un petit pot en plastique assez stable tout de même, en verre ou une petite boite de conserve fait très bien l'affaire...)
Disposez vos couleurs comme vous l'entendez.
A la fin de la séance, fermez la boîte hermétiquement, jusqu'à la prochaine fois.
Comble de l'astuce : si votre séance n'a lieu que dans une semaine, s'il fait très sec, ajoutez un petit morceau de tissu/papier/éponge mouillé qui entretiendra l'humidité de la peinture et l'empêchera de sécher dans la semaine ; ou bien un petit coup de vaporisateur (valable aussi en extérieur les jours de soleil et/ou de vent).
Le Nec plus ultra : les plus méticuleux colleront un morceau d'éponge pas trop épais dans le couvercle de la boîte pour qu'elle ne soit pas en contact avec la couleur et vérifieront son degré d'humidité avant de refermer la boîte.
A la fin du tableau, ou quand vous ne la supportez plus, en route vers la poubelle!

Evidemment, je me rends compte qu'une bonne partie de ces idées sont aussi valables pour la peinture à l'huile, il suffit de remplacer l'eau par de l'essence de térébenthine et le problème  de séchage ne se pose pas avec autant d'acuité. Mais le plastique et la peinture à l'huile ne font pas bon ménage!

Publié dans Astuces de peintres

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