Perspective, perspectives (5) et la couleur dans tout ça?

Publié le par Malivoyage

Tous les exercices précédents sont en monochrome, avec l'instrument de votre choix, mais quid de la couleur?

 

La perpective par la couleur naît du sens de l'observation : plus un objet est éloigné, plus il est flou, plus il est bleuté. Voyez la célèbre Joconde.

 

Quelques règles simples peuvent renforcer le réalisme de vos tableaux :

Plus l'objet est près, plus il est foncé, chaud et net, détaillé.

Plus un objet est éloigné, plus il est froid, bleuté et flou (je me répète, non?)

 

Je n'ai pas donné d'exemple de dessin ; je trouve plus riche d'aller chercher dans les oeuvres des Anciens.

La persective, en Europe, naît au XVème siècle en Italie et s'affine tout au long de la Renaissance. Elle participe de la reconnaissance sociale de la peinture qui sort l'artisan de son statut pour faire émerger celui de l'artiste. Comme le Roman français au XIXème siècle qui revendique le réalisme pour acquérir ses lettres de noblesse, la qualité de représentation du monde a apporté cette notoriété à la peinture qui a pu ensuite s'en détacher avant-même l'arrivée de la photographie.

 

Evidemment les grands peintres ont employé ces règles à partir de la Renaissance, mais un certain nombre s'en est aussi affranchi.

De même, les peintures des égyptiens ne respectent aucune des règles de ces articles (à part, peut-être parfois la première) et elles n'en sont pas moins magnifiques. A vous de faire un choix, mais pour faire un choix, il faut maîtriser le sujet; ce ne doit pas être par défaut, sinon, ce n'est pas une liberté!

 

Publié dans Astuces de peintres

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